« Le plus grand miracle de la vie est qu’elle soit vécue »

Être vivant

article le plus grand des miracle

N’en déplaise à Dostoïevski – l’auteur du titre de cet article – vous auriez raison d’interroger cette déclaration et de vous demander…

Mais qu’y a-t-il de si miraculeux à vivre ? 

Chaque jour qui se lève est un miracle

Au fond, c’est un réflexe courant de se lever le matin avec la journée devant soi, de consulter son agenda, de mettre en ordre ses petites obligations et ses grands désirs.

Mais d’un autre côté, nous savons paradoxalement que nous devons nous libérer de ces injonctions multiples et enfermantes qui occupent notre quotidien. Car vouloir programmer ses vacances, ses loisirs et ses rencontres ; avoir une vie sociale satisfaisante, une vie professionnelle épanouissante et une vie de famille joyeuse est un défi de taille qui nous plonge régulièrement dans les méandres de l’angoisse. 

Si la vie est « censée » nous offrir tout cela, si nous attendons ces cadeaux comme des dus, alors nous passons à côté du miracle mais aussi du mystère qui enveloppent toute la question de notre existence.

L’homme moderne dont la vie est parfaitement maîtrisée, celui qui est habitué à utiliser sa force propre pour avancer, qui pense que la vie va de soi, oublie la chose la plus importante mais la plus cachée : sa propre finitude, sa propre vulnérabilité. 

Une ouverture à la fêlure

C’est la connaissance de notre fragilité la plus intime qui nous entraîne au-delà de cette routine maîtrisée et rassurante.

En ouvrant l’œil, nous découvrons une infinité de manières de découvrir notre vulnérabilité. Nombreux sont les invités des Lueurs qui permettent en nous cet ouverture à la fêlure.

Guillaume Cail, dans l’interview donnée aux Lueurs avec sa femme Marie-Caroline, se confie :

« Comment ai-je pu passer toutes ces années à considérer que c’était normal d’être en vie, d’avoir des enfants et une femme qui m’aimaient…? À ce moment-là, j’aurais donné tout l’argent que je n’avais pas pour acheter une minute de cette vie normale. » 

Stéphane Houdet, un autre invité aujourd’hui champion paralympique de tennis après avoir perdu sa jambe dans un accident de moto, explique :

« Quand tu as 25 ans et que tu as tout réussi, tu te crois invincible. Mais après l’accident, j’ai compris que nous étions vraiment mortels et mortels tout de suite, quel que soit notre âge. Sur le plan de la sagesse, il est indispensable de comprendre ça pour continuer à vivre.».

Et d’ajouter : 

« Quand je sors de ma chambre d’hôpital pour la première fois après 6 mois, je sens l’odeur du bois, et je trouve ça fabuleux ! »

→ Lequel d’entre nous goûte-t-il encore aux cadeaux de la nature comme l’odeur particulière d’un arbre, le chant des oiseaux, le goût d’un plat fait maison ? 

→ Lequel d’entre nous est-il attentif aux attentions que nous portent nos proches, aux services qui nous sont rendus gratuitement ? 

→ Lequel d’entre-nous s’émerveille-t-il de ce que la vie lui a fait comme cadeau ? Ses enfants, sa santé, ses amis, ses qualités… 

→ Qui remercier ? Quand remercier pour cette vie en abondance que nous avons reçue depuis toujours, gratuitement ?

La vie en abondance

Oui, nous sommes des êtres de paradoxes, nous qui avons besoin du manque, du drame, de l’accident pour valoriser ce qui est et ce qui est bon.

Car le plus souvent, nous avons besoin de côtoyer la mort pour valoriser la vie, de connaître la solitude pour valoriser le contact humain, d’approcher la maladie pour reconnaître que la santé est une chance.

« L’homme chérit le plus la vie au moment où il sait qu’il va la perdre, se rendant compte a posteriori que son existence toute entière fut une série de miracles dont il ne prit pas totalement conscience » 

Nathalie Ohana

C’est en écoutant l’interview de Clémence Pasquier que nous pouvons réellement prendre conscience de l’immensité du miracle qu’est la vie. Atteinte d’un cancer généralisé à 29 ans, les médecins lui ont annoncé que son espérance de vie se comptait aujourd’hui plus en mois qu’en années.

Grâce à Clémence, nous pouvons alors, sans attendre, reconnaître que respirer, être debout ou s’animer est un miracle, que ceux qui nous entourent sont eux-mêmes des miracles, que l’environnement qui nous entoure est un miracle. Grâce à elle, nous pouvons alors décider d’en être éternellement reconnaissants

Par choix, reconnaissons que l’instant nous est offert, alors autant décider de l’accueillir comme un cadeau.

Un choix pour la joie à l’image des moines et moniales dans leurs monastères qui débutent leur prière de l’aube par cette phrase : 

« Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange » Ps 51

Dès le lever du soleil, ils témoignent ainsi de leur gratitude pour cette journée qui commence, la création qui les entoure, la vie qui les habite. Emplis de cette reconnaissance, ils posent sur le monde un regard qui contribue à le rendre beau, bon, généreux… miraculeux !

Pour aller plus loin : 

FAMILLE XXL, UNE VIE EN MODE SURVIE ? Avec Marie-Caroline & Guillaume Cail

J’AI PERDU MA JAMBE, J’AI GAGNÉ MA VIE (et Roland-Garros), avec Stéphane Houdet

J’AI 29 ANS ET JE ME PRÉPARE À MOURIR. Vivre au présent, avec Clémence Pasquier

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