Perdre son mari… et vivre heureuse, c’est possible ! Le témoignage lumineux d’Amélie de Jarnac

Deuil

Face à la perte d’un être cher, nous sommes confrontés à un voyage intérieur complexe. Faire face à la réalité de la perte est accablant. Comprendre ses réactions émotionnelles et trouver des moyens de les traverser est essentiel pour le processus de deuil.

Qu’il s’agisse d’un décès, d’une rupture, d’un changement majeur de vie ou d’une perte symbolique, le deuil est universel. Tout le monde passe par là ! et c’est pour cela que nous avons voulu rencontrer quelqu’un qui a traversé cette épreuve difficile et qui surtout nous a inspiré par l’espoir en la vie qu’elle porte aujourd’hui en elle. 

L’équipe des Lueurs a rencontré Amélie de Jarnac, une jeune femme pleine d’espoirs qui aspire à vivre une vie joyeuse après la perte de son mari à 29 ans.

Son témoignage lumineux nous aide à comprendre comment rester dans la joie et continuer à vivre malgré cette épreuve du deuil. Comment peut-elle sourire et vivre avec des projets ?

Le deuil, un événement universel

Lorsqu’ Antoine, son mari est mort, Amélie déboussolée a le sentiment d’être « dans une machine à laver ». Son monde s’écroule, une grande tristesse l’habite, elle survit au jour le jour. « Je pleure jusqu’à l’épuisement. »

La souffrance qui accompagne le deuil est profonde et fait partie de la vie : vouloir l’éliminer complètement, c’est supprimer la vie elle-même. Ainsi, mieux comprendre sa douleur pour apprendre à revivre est un premier pas. Avancer passe par l’acceptation de la souffrance, de soi et des évènements et évidemment que ce n’est pas facile ! Vous n’êtes pas seul.

L’accompagnement dans la guérison

Une petite phrase d’Amélie nous a interpellés. « Le plus dur, c’était de l’écouter lui, ses besoins » Une petite phrase, toute simple, authentique, mais qui en dit long… Nous avons essayé de comprendre ce qui se cache derrière.

En tant qu’accompagnant d’une personne gravement malade, chaque individu se retrouve plongé au cœur d’un parcours rempli de défis émotionnels. L’annonce d’un diagnostic difficile est susceptible de déstabiliser quiconque se trouve dans cette position. Vulnérabilité, incompréhension, anxiété, angoisse face à l’éventualité de la mort, questionnement, révolte, douleurs, altérations physiques, fatigue, confusion liée au traitement, silence…, jusqu’au silence de l’adieu définitif.

Amélie a vécu tout cela aux côtés d’Antoine, avec une résilience remarquable. Avec beaucoup d’efforts pour ne pas laisser transparaître ses propres angoisses et besoins, Amélie a su être une présence chaleureuse, rassurante, bienveillante et écoutante. Paule Amblard dans son livre « La Chambre de l’Âme » Éd Salvator, partage son expérience de l’accompagnement de sa sœur gravement malade. Elle dit « La solitude est le lot de celui qui rentre dans la salle du scanner et doit faire face à des pensées envahissantes. Personne ne peut être à sa place. Même une sœur. Je me contente d’être une présence sans ajouter ma propre crainte, sans jouer un surplus de gaité, sans redouter l’après. C’est déjà beaucoup. »

Les étapes du deuil : comment les vivre ?

Vivre un deuil c’est difficile, cela demande un effort constant de travail sur soi afin de ne pas se laisser submerger par ses émotions et de se laisser accaparer par la tristesse.

Les psychologues ont mis en lumière des étapes par lesquelles traversent les personnes endeuillées. Connaître ces différentes phases permet de mieux appréhender cette période et d’en tirer une expérience édifiante.

Comprendre ses émotions

Le premier pas pour avancer après un deuil est de reconnaître et d’accepter les émotions ressenties, y compris le déni. Cela peut nécessiter du temps. Il est important de se permettre d’exprimer ces émotions sans jugement. 

De plus, le deuil peut être un processus isolant, c’est pourquoi partager ses sentiments avec d’autres, sa famille, ses amis et même à des professionnels est important pour aider à surmonter la douleur. Honorer le souvenir est aussi un bon moyen d’accepter cette souffrance et à apaiser le cœur. 

Le déni

Comprendre ces étapes peut aider à normaliser le processus de deuil et à offrir un cadre pour la guérison. La première réaction à une perte est souvent le choc. Il peut être difficile de croire ou d’accepter la réalité de la situation. Le déni peut agir comme une barrière protectrice, permettant à la personne endeuillée de faire face à la douleur de manière graduelle. 

La colère

Face à la réalité de la perte, la colère émerge. La colère est une réaction naturelle à la frustration et à l’impuissance ressenties dans la situation de deuil.

La négociation

Souvent, les personnes en deuil cherchent à négocier avec une force supérieure ou avec le destin pour inverser la perte. Cela peut se manifester par des prières, des promesses ou des réflexions sur ce qui aurait pu être fait différemment.

La phase de dépression

Puis arrive une phase de dépression. La réalité de la perte s’installe pleinement, conduisant à un sentiment de tristesse profonde et à une dépression. C’est une étape où la personne en deuil prend conscience de la portée de la perte et ressent un vide émotionnel.

L’acceptation

Et enfin l’acceptation est une étape de renouveau. A ce stade, la personne commence à accepter la réalité de la perte et à trouver un moyen de vivre avec elle. Cela ne signifie pas nécessairement oublier, mais plutôt intégrer la perte dans sa vie et trouver un nouvel équilibre émotionnel.

La reconstruction

Au fil du temps, la personne en deuil commence à reconstruire sa vie et à en trouver un sens renouvelé. Elle parvient à trouver un équilibre entre le maintien du lien émotionnel avec la personne décédée et la poursuite de sa propre vie.

L’épreuve : une opportunité de progresser

La vie est emplie de d’épreuves, qui paradoxalement, permettent d’avancer. 

Agir, aller de l’avant permet de donner du sens à son épreuve, d’en tirer des leçons et d’être plus résilient pour les prochaines.

Malgré son immense tristesse, le manque intense de son époux, son épuisement, Amélie a un déclic. Elle décide dorénavant d’utiliser son temps sur terre pour aimer et être aimée,  avoir une vie utile, aider les autres, notamment ceux qui appartiennent à cette communauté de souffrants (malades, accompagnants, endeuillés). 

Au fond de son cœur, elle sait qu’Antoine est toujours là, d’une façon différente. 

Son cœur lui dit que leur amour perdure au-delà de la mort, il ne disparaît pas. C’est ce que son cœur lui murmure, ce que sa foi lui révèle. « L’amour est fort comme la mort » disait déjà Thérèse d’Avila. Elle y croit.

« L’amour est fort comme la mort »

Thérèse D’Avila

Et là : l’évidence lui saute aux yeux ! Sa vie sur terre sera tellement plus courte que la vie éternelle qu’elle vivra avec Antoine, qu’il faut bien la vivre, au moment présent. Christian Bobin, dans « La plus que vive » écrit que les défunts “n’avaient qu’une seule chose à nous dire : vivez encore, toujours, vivez de plus en plus”

Sa devise est empruntée à mère Térésa : « Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux ». Pour nous, Amélie délivre un vrai message : la vie éternelle commence déjà sur terre maintenant. Elle est au cœur de notre vie quotidienne. Alors autant la vivre tout de suite vraiment libre, vraiment joyeux, vraiment aimant, vraiment au service des autres, en un mot : lumineux ! 

Pour voir le témoignage d’Amélie : Son mari meurt, elle décide de vivre.

Pour l’écouter en podcast : 

Pour aller plus loin : 

Si vous aussi, vous vivez des moments difficiles et vous posez des questions, les lueurs est un média présent pour vous aider à trouver des réponses dans nos combats et failles intérieures.

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